L’expérience du collectif pour la nouvelle génération de régatiers

La Monaco Optimist Team Race vit aujourd’hui l’un de ses temps forts. Après trois jours de Clinic Internationale organisée du 12 au 14 janvier, les jeunes régatiers venus du monde entier s’apprêtent à entrer dans le vif du sujet, là où l’expérience du collectif prend toute sa dimension. Sur le plan d’eau monégasque, l’ambiance est studieuse, concentrée, mais déjà chargée d’émotions. À 12, 13 ou 14 ans, ils découvrent ce que signifie vraiment naviguer en équipe, sous pression, dans un format unique. Créée en 2010, la régate organisée par le Yacht Club de Monaco s’est imposée au fil des années comme un rendez-vous structurant dans le parcours des jeunes coureurs. Ici, on ne parle pas seulement de performance. On parle d’apprentissage et de transmission.

La Monaco Optimist Team Race, bien plus qu’une régate

Ce qui frappe d’emblée, c’est la diversité. Des accents, des cultures, des parcours différents réunis autour d’un même support, l’Optimist, et d’un même format : le team-race. Quatre bateaux contre quatre, des manches courtes, intenses, où il faut penser vite et surtout penser collectif.

Apprendre à se tromper avant d’apprendre à gagner

Depuis trois jours, la Clinic Internationale rythme les journées. Théorie, travail des règles de course, échanges, mises en situation. L’objectif n’est pas d’impressionner, mais de comprendre. La voile possède cette particularité unique : les coureurs sont responsables de l’application des règles. À cet âge, ce n’est pas anodin. La Monaco Optimist Team Race joue ainsi pleinement son rôle éducatif.

Regards de jeunes : l’expérience du collectif entre exigence, découverte et plaisir

Pour Lilia, venue de Corse, l’expérience est marquante. Elle navigue depuis son plus jeune âge et voit la voile comme bien plus qu’un sport. « La voile, c’est un outil pour comprendre la mer, le vent, l’environnement. Ce n’est pas juste être sur un bateau » explique-t-elle. Le team-race lui demande un effort supplémentaire : « Le plus difficile, c’est de s’écouter entre nous et de gérer les situations ensemble. Mais ça crée des liens. » Même énergie du côté d’Océane Schroeder, du Yacht Club de Monaco, habituée du plan d’eau monégasque. « En solo, tu es seule avec tes erreurs. En team, tu partages. On s’entraide. Je trouve ça plus sympa. » À terre, tout est amical. Sur l’eau, le regard change. « On est concentrés, on est en mode compétition », dit-elle simplement.
Les concurrents de cette 14e Monaco Optimist Team Race ont donc trois jours pour régler les détails, affûter les automatismes et comprendre les subtilités d’un format exigeant. Le début des rencontres en mer est prévu dès jeudi 15 janvier à 11h00.

Une expérience qui marque, bien au-delà des résultats

Ce mercredi 14 janvier, avant même les premiers classements, quelque chose se construit déjà. Des automatismes, de la confiance, une culture de l’effort collectif. La Monaco Optimist Team Race n’est pas qu’un rendez-vous du calendrier. C’est une étape dans un parcours. Un moment où l’on apprend à gagner, mais surtout à naviguer ensemble. La cérémonie d’ouverture a scellé cette ambition avant que les choses sérieuses ne commencent dès demain jeudi 15 janvier à l’occasion des premières rencontres en mer.