Le Yacht Club de Monaco brille à la SNIM de Marseille. Pour cette 60e édition disputée du 3 au 6 avril, les régatiers monégasques ont évolué dans une rade olympique fidèle à sa réputation. À la clé, une victoire maîtrisée en IRC 2 pour Terrible Joy et une 2e place en IRC 0-1 pour Raving Swan, au terme d’un week-end complet où rien n’a été simple.
Pour ses 60 ans, la SNIM n’a pas dérogé à la règle. Dès les premières manches, le plan d’eau a imposé son tempo avec un vent d’ouest soutenu et une mer engagée, obligeant les équipages à naviguer en puissance. La suite du week-end a radicalement changé de registre, avec des conditions beaucoup plus légères. Enfin, la dernière journée s’est déroulée sous un thermique établi autour de 10 à 15 nœuds, offrant un final plus lisible mais toujours exigeant. Cette succession de conditions a mis les équipages à l’épreuve. Entre effets de site, bascules et variations de pression, il a fallu constamment s’adapter.
Dans ce contexte, Raving Swan, Swan 42 engagé en IRC 0-1, signe une 2e place après six manches disputées face à neuf concurrents. À bord l’on retrouvait Antoine Arnoult, Nicolas Bouchet, Axelle Foucaud et Philippe Buchart, quatre licenciés du Y.C.M., dont deux anciens de la Section Sportive et des profils habitués du circuit monotype. Sur l’eau, l’équipage est resté dans le rythme du début à la fin. Avec une présence constante aux avant-postes et une capacité à s’adapter aux changements de conditions, la formation s’offre un podium largement mérité.
En IRC 2, la performance est plus tranchée. Terrible Joy, le Cape 31 de Loïc Pompée, domine la série avec cinq victoires sur six manches courues en temps réel. Une performance construite sur l’ensemble du week-end, sans passage à vide. Dès le vendredi, dans des conditions soutenues, l’équipage a pleinement exploité le potentiel du bateau, notamment sur les longs bords de portant qui se sont soldés par des pointes à 24 nœuds de vitesse. Le reste du week-end a demandé une toute autre approche. Dans le petit temps, il a fallu naviguer plus finement, être précis dans les placements et accepter un jeu plus tactique. L’équipage a absorbé ces ajustements, jusqu’à la dernière journée, disputée dans un thermique bien installé, oscillant entre 13 et 15 nœuds.
Une fois encore, le Yacht Club de Monaco brille à la SNIM de Marseille. Ce qui ressort de cette édition, ce n’est pas une manche isolée mais une capacité à tenir sur la longueur. Terrible Joy l’a démontré avec une série quasi parfaite. Raving Swan, de son côté, a suivi la même logique. Deux approches différentes, mais un point commun : la maîtrise du temps long.
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