Onze bateaux de membres régatiers du Yacht Club de Monaco étaient engagés chez les Classiques aux Voiles de Saint-Tropez 2026, et sept d’entre eux terminent sur le podium. Elena of London, Lak II et Tuiga, le vaisseau amiral du Club, s’imposent dans leur catégorie. Mariella, Carron II, Lelantina et Encounter complètent cette moisson de performances.
Tout juste rentré de sa campagne sur la côte Est des États-Unis, Tuiga, 15 M JI de 1909, était mené par Pierre Casiraghi, vice-président du Y.C.M. Le skipper-tacticien partageait la barre avec deux autres membres du Club, Jimmy Spithill, double vainqueur de la Coupe de l’America, et Boris Herrmann, skipper de l’IMOCA Malizia, au sein d’un équipage aux profils très différents où l’on retrouvait aussi le Baron Schroder, l’apnéiste Arnaud Jerald et la jeune régatière du Y.C.M. Louise Debeaumont, 19 ans.
Pour Pierre Casiraghi, tout reposait sur le collectif : « Je n’avais jamais vu un meilleur équipage sur Tuiga. Tous méritaient cette victoire. Je tiens aussi à saluer le travail de la cellule centrale, qui a contribué à cette réussite. »
Deuxième lors des deux premières manches derrière la goélette Viveka, le cotre aurique monégasque a également profité de la journée des défis pour prendre part au Trophée des Centenaires du Gstaad Yacht Club. Neuf milles nautiques, des départs décalés et un duel avec Kismet, futur vainqueur.
Vendredi, changement de scénario. Malgré l’un des meilleurs départs de Viveka, Tuiga prend l’avantage et signe sa première victoire de la semaine. Il récidive samedi. Deux succès qui lui permettent de terminer en tête des Grand Tradition.
Troisième, Carlo Falcone et Mariella montent sur le podium après s’être classés parmi les trois premiers sur trois des quatre manches. Le yawl signé Fife complète ainsi le doublé monégasque dans cette catégorie.
Huit grandes unités se disputaient la catégorie Big Boat, du trois-mâts goélette Atlantic au ketch Sumurun. Propriété de Mark Dixon, membre du Y.C.M., et menée par Stephen Benfield, Elena of London s’est retrouvée aux prises avec Lelantina, propriété de Tigrane Djierdjian du Y.C.M.
Victorieuse dès la première manche, la goélette de 55 mètres, construite en 2009 d’après les plans dessinés par Nathanael Herreshoff pour l’Elena de 1910, termine de la même manière : par une victoire. L’édition a par ailleurs récompensé d’un prix spécial son ancien capitaine, Steve MacLaren, maître d’œuvre de sa construction. Lelantina s’offre la 3e place.
Dix-neuf bateaux étaient engagés en Époque Marconi A, soit l’une des flottes les plus fournies de cette 28e édition. Le 8 M JI Carron II, sous pavillon monégasque, y décroche la 3e place sous la conduite d’Angelo Mazzarella. Deuxième l’an dernier, Emilia Prima se classe cette fois 13e, Timofey Sukhotin, membre du Club, en ayant confié la barre à Luigi Guarnaccia.
En Epoque Marconi B, Lak II a pris les commandes dès le début et ne les a plus quittées. Mené par Cian O’Carroll pour le compte de Michele Rubinelli, membre du Y.C.M., le voilier remporte les trois premières manches et termine 1er parmi onze concurrents.
Vainqueur de la Classique Marconi aux Voiles 2025, comme à la 17e Monaco Classic Week Argynne III arrivait en tenant du titre. Au printemps, il avait également terminé 2e aux Dames de Saint-Tropez, barré par Anne Rodelato. Cette fois, le plan de 1955 reste dans les cinq premiers à chaque manche et termine 4e.
Héritiers de la course au large des années 1970 et 1980, les bateaux de la classe IOR doivent leur nom à la jauge de l’époque. Une victoire de manche et aucun résultat au-delà de la 3e place : Encounter, le plan Frers de Bart Weduwer, termine 2e. Lauréat en 2024 et 2025, Il Moro di Venezia, l’ancien maxi de Raul Gardini aujourd’hui mené par Massimiliano Ferruzzi, prend cette année la 4e place tandis que Tarantella, de Lorenzo Bortolotti, se classe 6e.
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