Expédition Sir Ernst

 

Les tous premiers jours de l’année ont été consacrés à voler au-dessus de l’Atlantique et préparer Sir Ernst. Nous sommes passés de l’hiver européen à l’été uruguayen. Après les 24 heures de de voyage, où nous sommes partis concentrés sur la préparation pour l’Antarctique, la chaleur nous a surpris.

A nouveau, le Yacht Club de Punta del Este nous a accueillis les bras ouverts. Toute l’équipe s’est mise en quatre pour nous aider. Quelques menues réparations, entretien général, matelotage sur des drisses, vérification du gréement, avitaillement, plein de gasoil ont occupé nos journées. Le soir, nous avons profité de cette belle cité de villégiature dans une atmosphère très sud-américaine.

Mercredi 5 janvier, le Yacht Club de Punta del Este a organisé une conférence de presse pour Sir Ernst, ainsi qu’une sympathique visioconférence entre les deux Clubs. Nous avons pu converser malgré la distance et exposer à tous les présents, de chaque côté de l’océan Atlantique, le projet d’expédition de Sir Ernst. Tout le monde s’est monté très enthousiaste à l’idée de nous suivre dans notre périple polaire.

Le Yacht Club de Monaco, de son côté, a confirmé son accord pour accueillir ce mois, quatre jeunes régatiers de Punta del Este et les entrainer pour la Monaco Optimist Team Race.

6 janvier 2022 à 17h00 : Sir Ernst quitte Punta Del Este pour Ushuaia

Aujourd’hui nous sommes tous heureux de quitter la ville et son effervescence pour pointer notre étrave vers le Sud. La météo nous est très favorable pour les premiers jours. Du portant forcissant jusqu’à 25 nœuds d’ici 3 jours. Sir Ernst frétille de plaisir de montrer ses voiles et de naviguer à nouveau. Cette fois, ce sera plein sud vers les glaces, même si aujourd’hui la température est plus proche des 30° que de 0°.

Dès le début de nuit, nous retrouvons le Croix du Sud qui nous montre la route. La lune montante éclairera de plus en plus nos prochaines nuits. Quel plaisir de retrouver aussi le large, l’océan, le vent, les vagues, le ciel, ses étoiles, sa lune et l’horizon à 360 degrés, et de ressentir notre Sir Ernst vibrer à nouveau, de vivre au rythme de ses mouvements, de ses bruits.

Les premières 24 heures sont particulières car il nous faut nous réacclimater à la vie du large et oublier nos habitudes de terriens ; prendre le rythme des quarts et éventuellement chasser un brin de mal de mer engendré par cette transition.

Pour cette étape nous sommes cinq. Chacun assure 2 heures de veille puis est 8 h au repos. Celui qui surveille la marche du bateau demande de l’aide au quart montant, si nécessaire, c’est à dire à la personne qui va le remplacer ; pour une manœuvre sur les voiles, par exemple.

Mise à part la veille durant les quarts, aucun rôle n’est attribué aux équipiers. Tous participent à la vie du bateau, selon leurs goûts et compétences (cuisine, vaisselle, bricolage, matelotage…).

Nous vous en dirons plus la prochaine fois.

A tous, merci de votre présence « au bout du fil » et à très bientôt.

Article écrit avec la collaboration de tout l’équipage (François,Hervé, Fabrice,Philippe,Pierre Etienne) par 36°25′ SUD,55°04’W.